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07 mai 2008

La fin de l'hémorragie c'est pour quand ?

On vient d'apprendre, ou du moins d'avoir la confirmation, que Michel Mercier, président du groupe Union centriste-UDF au Sénat, trésorier démissionnaire du MoDem, rejoint le comité de liaison pour renforcer les liens à l'intérieur de la majorité, intensifier le travail en commun et préparer les futures échéances politiques.

Décidémment, le convoi des partants du MoDem semble se poursuivre. Quoique. Michel Mercier ne s'est jamais senti comme MoDem. UDF sans doute, et c'est pour cette raison qu'il rejoint officiellement la majorité.

Comme Jean Lassalle le dit très justement dans une interview au Point, "je suggère à tous ceux qui ne sont pas sûrs de poursuivre l'aventure du MoDem, je pense notamment à certains sénateurs du groupe centriste, de partir maintenant. Qu'ils fassent un convoi groupé. Ce sera moins douloureux que de les voir partir un par un, relançant la polémique de la crédibilité de notre parti à chaque fois."

Aussi, au sein du MoDem, il va falloir sérieusement commencer à travailler. Dans deux jours, cela fera un an que le Conseil national de l'UDF avait voté la création du Mouvement Démocrate. Depuis, nous sommes encore et toujours dans la construction du mouvement, alternant longue période de repos, voire de coma et courte période d'activité intensive, quelque peu inutile.

Tant que nous continuerons à nous regarder le nombril, les Français ne pourrons nous faire confiance. Les récentes enquêtes d'opinion concernant le MoDem ou François Bayrou me semblent donner raison.

Comme Corinne Lepage l'a indiqué dans une réunion organisée par le collectif Construire en Mouvement au Blanc-Mesnil, il va falloir commencer à travailler sur le fond et associer véritablement ceux qui constituent la force du MoDem, les adhérents. Le programme de l'élection présidentielle est une base sur laquelle nous pouvons travailler, mais entre temps les choses ont changé.

Jérôme Charré

06 mai 2008

Je soutiens Clément Le Ricousse pour la présidence des Jeunes démocrates 94

Clément LE RICOUSSELes instances des Jeunes démocrates sont en cours de constitution sur l'ensemble du territoire français. Les "Jeunes" regroupent l'ensemble des adhérents du Mouvement Démocrate de moins de 33 ans qui le souhaitent.

Ainsi, dans le Val-de-Marne, l'Assemblée générale aura lieu le 15 mai prochain. D'après ce que je sais, il y a quatre candidats à la Présidence.

Parmi eux, il y a l'un des mes complices de la liste "Les adhérents sont notre force" au collège des adhérents au Conseil national, Clément Le Ricousse.

Rassembleur, motivé, engagé, élu étudiant, entouré d'une équipe alliant jeunesse et compétence, il me semble être un excellent élement et me semble avoir le profil pour le poste de Président des Jeunes démocrates du Val-de-Marne. Je lui accorde mon soutien et j'espère que les Jeunes démocrates du Val-de-Marne lui accorderont leur confiance. J'invite tous les jeunes valdemarnais qui lisent ces lignes à participer nombreux à cette Assemblée générale.

Vous pouvez lire le blog de campagne de Clément Le Ricousse.

Jérôme Charré

05 mai 2008

L'UMP propose son plan de rigueur

Officiellement, Nicolas Sarkozy refuse d'employer le terme de rigueur pour qualifier sa politique. Dans les faits, le gouvernement fait la chasse aux économies : les promesses coûteuses sont différées, le désendettement passe par des suppressions de postes dans la fonction publique, la révision générale des politiques publiques doit permettre de faire de nombreuses économies. Pour l'instant, une augmentation des prélèvements obligatoires n'est pas prévue, ce qui permet au gouvernement d'affirmer qu'il n'y a pas plan de rigueur au sens strict, il y a simplement de la "rigueur budgétaire" au niveau des dépenses.

Mais l'Etat n'est pas le seul à devoir faire des économies. Selon le Canard Enchaîné du 2 avril dernier, un plan de rigueur se prépare également à l'UMP, premier parti de France, par le nombre de ses adhérents et par son budget.

Selon les chiffres publiés dans le Canard Enchaîné, l'UMP disposait en 2006 d'un budget d'environ 50 millions d'euros composé de la manière suivante : 9,2 millions d'euros provenaient des cotisations d'adhérents, 8,3 millions avaient été perçus en dons et l'Etat avait versé une subvention publique de 32 millions d'euros. Et pourtant, malgré cette manne financière conséquente, le nouveau secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian, a trouvé un parti en déficit de... 15 millions d'euros, soit un déficit deux fois plus important que celui du Front National (8 millions d'euros) mais grâce à ses recettes, il n'aura pas besoin de vendre la plupart de ses actifs.

L'UMP initiait la politique "bling-bling". Ainsi, interrogé par le Canard Enchaîné, un dirigeant tente d'expliquer ce déficit record : "Au cours de la présidentielle et des législatives, l'argent a filé sans compter (...) on a toujours été riche, mais là, on a vraiment trop claqué". En clair, le budget a littéralement explosé en quelques mois : multiplication des collaborateurs, accumulation de notes de frais, financement des déplacements, tout ou presque était remboursé par l'UMP. Pour arriver à l'équilibre en 2010 et être en ordre de marche pour la présidentielle de 2012, le parti de Nicolas Sarkozy doit donc réduire les frais.

Puisqu'il faut combler un trou de 15 millions d'euros, la direction de l'UMP a décidé de réduire considérablement les dépenses. Premier poste touché : la masse salariale. Par rapport à la présidentielle, le nombre de collaborateurs a sensiblement diminué. Cet objectif n'était pas difficile à atteindre puisqu'une grande partie d'entre eux a rejoint les ministères. Deuxième poste d'économie, les voitures de fonction. L'UMP en possédait une douzaine au plus fort des campagnes électorales, le parti de Nicolas Sarkozy n'en posséderait plus que trois. Enfin, Patrick Devedjian cherche de nouveaux locaux car la location de l'immeuble rue de La Boétie est hors de prix : 4 millions d'euros par an. L'UMP chercherait des locaux moins chers, dans le XIV ou le XVe arrondissement.

L'UMP va aussi diminuer les subventions versées aux partis associés. Contrairement aux autres grands partis politiques, l'UMP est un conglomérat composé de différentes tendances. A défaut d'avoir voulu créer officiellement des courants au sein de l'UMP, de peur qu'il y ait un risque de scission à la première difficulté, Nicolas Sarkozy avait encouragé les uns et les autres à créer des clubs ou des partis politiques "associés à l'UMP". En clair, toutes les structures sont autonomes, leurs activités se font à l'extérieur de l'UMP, mais elles touchent des subventions. C'est le cas par exemple du Parti radical de Jean-Louis Borloo, du club "Démocratie et Initiatives" de Jean-Pierre Raffarin ou encore du club "Perspectives et réalités" d'Hervé de Charette. Pour combler son déficit, l'UMP a donc décidé de diminuer les subventions versées à ces clubs. A terme, le parti majoritaire aimerait mettre fin à cette double appartenance des militants, au nom de la cohésion et de la rigueur budgétaire.

04 mai 2008

Voilà le mien

Après quelques jours de travail personnel, je vous propose de découvrir le projet de règlement intérieur national du Mouvement Démocrate que je viens de finir de rédiger. Je ne prétends pas avoir le plus complet, le mieux ficelé, etc. mais il s'agit d'une pierre apportée à l'édifice du mouvement.

Vous pouvez le lire en cliquant ici (v.1.3), puis me donner votre avis, ainsi que sur le projet proposé par le siège.

Jérôme Charré

Ma petite entreprise va connaître la crise

Les aveux d'erreurs, prétendues de communication, de Nicolas Sarkozy n'y changent rien. Les Français, du moins ceux qui ont été interrogés par CSA, sont de plus en plus sceptiques envers la politique du président et de plus en plus inquiets pour l'avenir.

Ainsi, 62% des personnes interrogées, et même 41% qui sont sympathisants de droite, pensent que la France va traverser une grave crise d'ici la fin du mandat de Nicolas Sarkozy, et plus d'un Français sur deux (55%) ne souhaite pas qu'il se représente en 2012, selon un sondage CSA paru dans Marianne.

C'est extrêmement inquiétant en moins d'un an de mandat. Je tiens à rappeler que l'anniversaire du mandat de Nicolas Sarkozy aura lieu le 16 mai, date de son entrée en fonction, et non le 22 avril ou le 6 mai comme le prétendent certains journaux.

Inquiétant car le gouvernement n'a engagé aucune véritable réforme, seulement des ajustements ça et là, au détriment des moins aisés, des économies de bout de chandelles, des cadeaux à quelques amis aisés.

Dans cet incroyable échec du "Tout devient possible", seul François Fillon sort la tête de l'eau. 49% souhaitent qu'il garde François Fillon comme Premier ministre jusqu'à la fin de son mandat en 2012, 20% qu'il le laisse terminer ses dossiers en cours, 11% qu'il change rapidement de Premier ministre.

Le Président du pouvoir d'achat a raté son pari. Plus d'un Français sur deux (52%) pense que sa situation personnelle sera moins bonne en 2012 qu'aujourd'hui. 68% des personnes interrogées pensent que leur pouvoir d'achat aura diminué en 2012, 64% que la société française sera plus divisée qu'aujourd'hui, 49% que les déficits et la dette publique auront augmenté.

En revanche, un nombre plus important de Français (49%) pensent que le chômage aura baissé, comparé à 39% qui pensent qu'il aura augmenté.

Face à ce constat singlant de la politique de Nicolas Sarkozy, dont le bilan aux ministères de l'Intérieur et de l'Economie étaient bien loin d'être brillants, il est temps de proposer une véritable alternative.

Jérôme Charré

03 mai 2008

En ligne

J'avais pensé qu'il ne serait publié que tard dans la nuit. Et bien, j'avais tort, le projet de règlement intérieur du Mouvement Démocrate est déjà en ligne. Il m'apparaît comme très succint. Ma petite réflexion personnelle, bien qu'incomplète, faisait 12 pages, alors que le projet proposé n'en compte que 7.

Parmi les points des statuts qui faisaient appel au règlement intérieur, il manque les droits et devoirs des adhérents (article 4), le remplacement éventuel du Président du mouvement départemental, l'organisation du Conseil départemental et des regroupements régionaux (art. 15), de la fédération (qu'on pourrait appeler mouvement) des élus démocrates (art. 16), du mouvement des Français de l'étranger (art. 16 bis), la méthode de consultation des adhérents sur l'ensemble des investitures (art. 18) et les conditions d'un soutien à un candidat pour l'élection présidentielle (art. 19).

Aussi, j'aurais aimé qu'on note chaque ligne, ce qui est utile pour s'y retrouver lors des débats. De même, alors qu'il ne s'est pas passé grand chose depuis le lendemain des élections municipales et cantonales, il faut réfléchir au règlement intérieur entre le 3 et le 8 mai, et encore ! En effet, on nous annonce une après-midi de travail le 8 alors que le bureau exécutif adopte son projet le 6.

Il aurait été intéressant de créer un groupe de travail dès l'élection du collège des adhérents au Conseil national composé d'une dizaine de conseillers nationaux et de trois membres du Bureau exécutif afin de préparer un véritable projet de règlement intérieur, suffisamment complet pour parer à toute situation.

Il faudra un jour, et ce très proche, cessez de gérer ce mouvement au jour le jour en alternant longue période de farniente et courte période de travail intensif, quasi-inutile car déjà plié en haut-lieu.

Jérôme Charré

Mise à jour du 7/05: Une version 2 (ou plutôt 1.1) du projet du siège vient d'être publié. Quelques ajouts et corrections, mais aucune avancée notable.

01 mai 2008

Joyeux 1er mai !

Sans surprise pour un 1er mai, je vous souhaite à tous une très belle fête du Travail. Et je vous offre ce petit brin de muguet.

Jérôme Charré

30 avril 2008

Collège des élus au Conseil national

Aux termes de l'article 9 des statuts nationaux, le Conseil National comprend un collège de 60 élus, choisis par leurs pairs selon les modalités suivantes :

Pour les trois premiers collèges, le nombre de candidatures est relativement faible par rapport au nombre de sièges à pourvoir alors qu'en ce qui concerne le collège des conseillers municipaux, il y a 261 candidats pour 15 sièges à pourvoir et 10 suppléances. Cela semble logique compte tenu des résultats du MoDem aux élections municipales. Il aurait fallu rééquilibrer le nombre de sièges entre les collèges afin de mieux prendre en compte cette masse importante de conseillers municipaux.

Néanmoins, j'invite chaque élu du Mouvement Démocrate a participer à ces élections qui ont lieu par correspondance. La date limite de retour des bulletins a été fixée au 7 mai minuit (date figurant sur le courrier officiel), le cachet de la poste faisant foi.

Pour ma part, je soutiens bien évidemment les 13 candidats de Seine-Saint-Denis au collège des conseillers municipaux et notre seul candidat au collège des maires.

Mais je soutiens également les candidats qui figuraient ou qui soutenaient notre liste "Les adhérents sont notre force" pour le collège des adhérents, notamment François Vitse, Marie Virapatirin, Jean-Louis Ragot, Jacky Boulay, Vincent Wehbi.

Et enfin, les élus que je connais: Véronique Dévolvé-Rosset, Christophe Ginisty, Kévin Izorce, Eric Mielke, Alain Mamou, Hubert Massau, Lucienne Redercher, Johanna Touzel, Antoine Vielliard pour les conseillers municipaux et adjoints au maire; Grégoire Le Blond et Guy Messager pour les maires; Marc Saint-Denis pour les conseillers généraux; Sophie Jacquest, Fabrice Loher, Jacques Richir pour les conseillers régionaux.

Je leur souhaite à tous bonne chance et que les meilleurs gagnent !

Jérôme Charré

29 avril 2008

La loi de modernisation de l'économie

Christin Lagarde, ministre de l'Economie et des Finances, a présenté hier, en Conseil des ministres, son projet de loi de modernisation de l'économie. Cette loi dite LME regroupe différentes mesures dans différents domaines afin de faire baisser les prix, ou du moins le gouvernement l'espère.

Malheureusement, les mesures semblent poser plus de difficultés que d'avantages. En effet, la généralisation du Livret A à toutes les banques semble nuire au financement du logement social.

Le gouvernement veut également renforcer la concurrence. Pour ce faire, la ministre préconise de laisser entrer de nouveaux acteurs, par exemple en réformant les règles de l’urbanisme commercial ; permettre aux prix de jouer plus librement en menant à son terme la réforme de la loi Galland en introduisant une véritable négociabilité entre producteurs et fournisseurs, et en élargissant le régime des soldes ; et enfin, de mettre au point une régulation plus cohérente avec la création d’une Autorité nationale de la concurrence. Or, je crains que la multiplication des grandes surfaces ne fasse que vérouiller encore plus le système, tout en dévitalisant les centres-villes et en aggravant les difficultés des producteurs.

Sur l'installation du très haut débit en fibre optique sur tout le territoire, il était temps de s'y mettre. Et je demande à voir quand au nouveau statut proposé pour les créations d'entreprises.

Je crains que la loi de modernisation de l'économie n'apporte rien de plus que celle de Thierry Breton de juillet 2005, si ce n'est d'augmenter encore plus le pouvoir des Carrefour, Auchan et autres E. Leclerc. Encore du brassage de vent !

Jérôme Charré

Réflexions sur la réforme des institutions

Mercredi dernier, le Conseil des ministres a adopté le projet de loi de réforme constitutionnelle. La majorité prétend qu'il s'agit de la plus grande réforme de la Ve République depuis 1958. De Gaulle n'a qu'a bien se tenir.

Il reprend la quasi-totalité des 77 propositions du Comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Ve République, présidé par l'ancien Premier ministre, Edouard Balladur.

Ont été ajouté la limitation du nombre de mandats présidentiels consécutifs à deux et la fixation du nombre maximum du nombre de ministres. N'ont pas été repris la clarification des rôles entre le Président de la République et le Premier ministre; l’interdiction du cumul des mandats, qui relève en tout état de cause de la loi ordinaire ; le conseil du pluralisme; et le référendum d’initiative populaire.

Certaines propositions vont dans le bon sens: pouvoir de nomination du Président encadré ; fixation de la taille maximale du gouvernement ; fin de la présidence du CSM par le Président de la République ; partage de l’ordre du jour du Parlement ; considérable restriction de la procédure de l’article 49-3 de la Constitution ; renforcement du rôle du Parlement en lien avec la Cour des comptes pour contrôler l’action du gouvernement et évaluer les politiques publiques ; CSM ouvert sur la société civile (magistrats non majoritaires) et possibilité pour les justiciables de le saisir pour des motifs disciplinaires ; revalorisation du conseil économique et social, dont la compétence est élargie aux questions environnementales ; réforme du collège électoral sénatorial pour améliorer la représentativité du Sénat ; possibilité pour les Français de l’étranger d’avoir des députés pour les représenter ; redécoupage électoral soumis à l’avis public d’une commission indépendante.

Je regrette un certain manque d'ambition. En effet, j'aurais aimé que soit retenu le référendum d'initiative populaire, l'interdiction du cumul des mandats et leur limitation dans le temps, la mise en place de la proportionnelle.

Aussi, j'aurais préféré que le 1er tour des élections législatives ait lieu en même temps que celui de l'élection présidentielle et non au 2e tour, que le nombre de commissions parlementaires soit sensiblement le même que le nombre de ministres, que la Cour des comptes dispose d'un véritable pouvoir, que le Conseil constitutionnel devienne une Cour. Je n'apprécie pas la sélection des candidats à l'élection présidentielle, la formulation du statut de l'opposition.

Bref, ce projet de réforme apporte un toilletage intéressant de nos institutions mais qui ne va pas au bout de son ambition.

Jérôme Charré

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